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RAMBOUILLET RENOUVEAU

Le blog des élus de la liste "Rambouillet Renouveau". Directeur de la publication : Jean-Luc Trotignon, Président du groupe d'élus au Conseil municipal, Conseiller municipal et Conseiller de la Communauté d'agglomération "Rambouillet Territoires"

Expériences d'affaires publiques gérées par Marc Robert : pas rassurant

            Marc Robert proposant aux Rambolitains de devenir leur Maire, il est légitime de savoir comment il a géré les choses, lorsqu’il a été en charge d’une partie de la gestion communale ou intercommunale.

            De ce que nous pouvons comprendre de sa gestion des transports de Rambouillet, lorsqu’il était conseiller municipal délégué aux transports de 2001 à 2008, c’est qu’elle semble avoir été nettement insuffisante pour Jean-Frédéric Poisson, maire de 2004 à 2007 pendant que Monsieur Larcher était ministre.

            En effet, Jean-Frédéric Poisson était auparavant 1er adjoint au Maire et il avait pu juger du travail de Marc Robert en tant que conseiller délégué aux transports depuis plusieurs années. Et l’une des toutes premières décisions que le nouveau Maire a prise, après son élection par le Conseil municipal du 7 juillet 2004, est d’avoir adjoint à Marc Robert pour s’occuper des transports une autre élue, chargée de mission permanente aux transports jusqu’à mars 2008 (voir l’arrêté du Maire). On peut noter que de toute la mandature 2001-2008, c’est la seule et unique délégation du conseil municipal de Rambouillet qui a ainsi due être doublonnée, au coût de 27 500 € pour les contribuables, puisque cette chargée de mission a été indemnisée au même montant que Monsieur Robert de juillet 2004 à mars 2008. Espérons qu’il n’aura pas besoin d’un « Maire bis » pour le soutenir dans sa tâche s’il était élu par les Rambolitains…

            Pendant le même mandat, Marc Robert a été de 2001 à 2008 Président du SIRR, syndicat intercommunal qui gère l’épuration de nos eaux usées, dont le coût plombe actuellement nos factures d’eau. Il a commencé en 2001 en engageant une collaboratrice de cabinet pour l’aider dans sa tâche, ce qui n’est pas souvent le cas dans un syndicat intercommunal mais qui est légal.

            En 2007, son budget pour le SIRR est refusé par les autorités. Les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France rendent alors un avis demandant à ré-équilibrer le budget et à faire les investissements nécessaires aux travaux de mise en conformité de notre station d’épuration via une augmentation de 72 % de la taxe du SIRR à partir du 1er octobre 2007. Le Préfet adresse à Marc Robert un arrêté lui imposant d’augmenter la taxe du SIRR dans ces conditions et le chargeant lui-même de son exécution, ce qui correspondait à une augmentation de notre eau de près de 20 %. Or nous étions en campagne électorale pour les élections de mars 2008 et nous-mêmes dénoncions déjà un prix de l’eau alors (seulement) supérieur de 48 % à la moyenne nationale…

            Toujours est-il que Marc Robert fait donc voter au conseil syndical du SIRR de novembre 2007 cette augmentation par une délibération officielle, mais que, fort curieusement, alors que les délibérations sont toujours transmises à la Sous-Préfecture de Rambouillet dans les jours qui suivent, pour les rendre exécutables, et alors que toutes les autres délibérations votées lors de ce conseil syndical ce jour-là ont été transmises à la Sous-Préfecture en quelques jours, cette délibération d’augmentation de 72 % exigée par le Préfet et les magistrats n’arrivera que 6 mois plus tard, bien après les élections municipales de mars, une fois Marc Robert remplacé à la tête du SIRR par Gérard Larcher.

            Cette augmentation n’ayant finalement été appliquée, dans des conditions très curieuses (voir notre article) qu’au cœur de l’été 2011, on pourrait naïvement se dire que c’était tant mieux pour les usagers, qui n’ont subi cette augmentation de leur eau de 20 % qu’à partir de 2011. C’est d’ailleurs ce qu’a répondu le Maire à Jean-Luc Trotignon au Conseil municipal du 13/09/13.

            Mais le manque à gagner pour le SIRR, durant cette période de non-augmentation de sa taxe malgré l’exigence préfectorale, a été chiffré très exactement à 3 190 000 €. Or le SIRR a dû contracter sur cette période 3 emprunts d’un total de 3 500 000 €, aux frais des usagers bien sûr en ce qui concerne les intérêts, sans parler des importantes difficultés de trésorerie qu’il a alors connues. Qui plus est, le décalage de plusieurs années des travaux de mise en conformité de la station d’épuration a naturellement augmenté le coût des travaux. 

            Marc Robert n’a jamais expliqué pour quelles raisons il n’a pas appliqué cet arrêté préfectoral faisant suite aux demandes des magistrats, alors qu’il était officiellement en charge de l’exécuter. Avec les conséquences qui en ont résulté, les Rambolitains mériteraient qu’il s’en explique avant l’élection municipale.

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