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RAMBOUILLET RENOUVEAU

Le blog des élus de la liste "Rambouillet Renouveau". Directeur de la publication : Jean-Luc Trotignon, Président du groupe d'élus au Conseil municipal, Conseiller municipal et Conseiller de la Communauté d'agglomération "Rambouillet Territoires"

DU NOUVEAU DANS LE SCANDALE DU SICTOM DE RAMBOUILLET

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu il y a peu une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel de Jean-Philippe Assel, ancien Maire adjoint de Rambouillet.

 Rappelons que M. Assel, « ex-bras droit de M. Larcher » comme l’indique le Parisien du 16/07/07, a été Président du SYMIRIS (maintenant SITREVA) et du SICTOM de la Région de Rambouillet (syndicats de gestion des déchets), jusqu’à fin 2001, où il avait été contraint de démissionner en laissant un déficit de près de 25 millions d’euros selon la presse.

 Ce vaste système de gestion des déchets pour 265 000 habitants des environs de Rambouillet avait été mis en place au début des années 90 par la SEM IRIS, association dirigée par M. Assel conjointement avec un nombre restreint d’administrateurs, dont les Maires de Rambouillet et d’Auneau, un représentant du syndicat d’ordures ménagères de Maintenon et deux représentants de sociétés privées, dont les entreprises se retrouveront au final bénéficiaires du marché de délégation au sein d’un groupement.

 La Chambre Régionale des Comptes du Centre, dans un rapport d’octobre 2005, a recensé de nombreuses anomalies concernant la gestion de ces trois entités dans les années 90 : achat d’études et de conseils pour plus d’un million d’euros sans que la preuve de l’existence de ces études aient pu être fournie aux magistrats, non respect des procédures de délégation de gestion, surcoût de 30 % pour la construction d’un centre de tri et de 40 % pour celle d’une usine d’incinération, paiement par deux fois de la même chaîne de tri par les contribuables, tout comme de certaines études, achat de matériel de traitement de déchets à un salon de coiffure alsacien, etc…

 M. Larcher avait ensuite repris la présidence du SICTOM et il avait imposé aux contribuables de Rambouillet une augmentation de 90 % de la Taxe Ordures Ménagères en 2002, pour compenser la gestion déplorable d’un proche à qui il avait pourtant fait confiance pendant de nombreuses années. Les rambolitains peuvent pour le moins lui reprocher d’avoir manqué de vigilance dans la surveillance du travail de son adjoint pendant toutes ces années (problème de cumul de mandats ?...). On peut même noter que M. Larcher et 17 des conseillers municipaux de la majorité municipale actuelle ont renouvelé leur confiance totale à M. Assel, en le ré-élisant Maire adjoint délégué de la ville au SICTOM en mars 2001, suite à l’élection municipale, à peine 3 mois avant que n’apparaisse la situation catastrophique du SICTOM, et alors que toutes les anomalies de gestion signalées ci-dessus par la Chambre Régionale des Comptes du Centre se situaient avant cette date, depuis 92.

 En peu d’années, comme pour de nombreuses autres communes concernées, l’augmentation de la Taxe Ordures Ménagères aura dépassé les 100 %. Et ce ne sont pas les petites baisses de ces toutes dernières années, largement claironnées en communication, qui pourront compenser cette augmentation massive et la faire oublier.

 Les contribuables de Rambouillet et des alentours ont donc le sentiment bien compréhensible d’une grande injustice dans cette affaire, puisqu’ils ont dû lourdement payer pour des choix dont ils n’étaient absolument pas responsables.

 Espérons que ce procès en correctionnelle qui s’annonce enfin, 9 ans après la découverte des faits, permettra au moins de déterminer les véritables responsabilités dans cette affaire qui discrédite malheureusement, une fois de plus, les élus, alors que la très grande majorité de ces derniers en France se dévoue pour l’intérêt général de façon irréprochable.

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