Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

RAMBOUILLET RENOUVEAU

Le blog des élus de la liste "Rambouillet Renouveau". Directeur de la publication : Jean-Luc Trotignon, Président du groupe d'élus au Conseil municipal, Conseiller municipal et Conseiller de la Communauté d'agglomération "Rambouillet Territoires"

Communiqué de Jean-Luc Trotignon sur la transparence due aux adhérents d'Anticor

Bonjour à tous, comme vous devez le savoir, je me suis beaucoup investi pour l'association anti-corruption Anticor pendant plusieurs années, que ce soit au niveau national ou au niveau départemental dans les Yvelines. Une demi-douzaine de membres de la liste que nous vous avons présentée aux dernières élections municipales font également partie de cette association.

Je ne peux que déplorer la crise interne qui secoue actuellement sa Direction, qui a été révélée sur des réseaux sociaux ce week-end. Mais j'estime avant tout que la transparence qu'Anticor prône officiellement pour les autres est d'abord à respecter en interne, auprès de nos adhérents. Puisqu'une nouvelle direction contestable ne le fait pas, prenant mes risques, j'agis et je m'adresse directement à un maximum de nos adhérents via la page Facebook d'Anticor, dans un communiqué reproduit ci-dessous pour information :

COMMUNIQUÉ DE JEAN-LUC TROTIGNON, ANCIEN VICE-PRÉSIDENT D’ANTICOR, RESPONSABLE D’ANTICOR YVELINES PENDANT 4 ANS JUSQU’AUX MUNICIPALES, ADMINISTRATEUR PRINCIPAL ET CRÉATEUR DE CETTE PAGE FACEBOOK :

Un conseil d’administration d’Anticor a eu lieu samedi 7 juin 2014.

Une destitution (une première depuis nos débuts en 2002) contestable du Président en exercice : Jean-Pierre Guis (élu pour 2 ans par les administrateurs et par l’assemblée générale des adhérents de début 2013), y a eu lieu sans procédure contradictoire préalable, avec refus d’enregistrement des débats et refus d’indication nominative des votants dans le compte-rendu de ce Conseil d’administration. Ce alors que les adhérents eux-mêmes auraient pu trancher de tout problème 2 semaines plus tard lors de notre assemblée générale du 21 juin à Paris.

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les réseaux sociaux depuis que l’une des administratrices (qui oeuvrait pour cette destitution) a donné l’information sur son compte Facebook en plein conseil d’administration. Un minimum d’explications est dû à ceux qui ont voulu nous soutenir en adhérent à Anticor, ici lecteurs.

Pour ma part, en toute sincérité, comme beaucoup d’entre vous, je ne peux admettre d’appartenir à une association dont l’une des 2 valeurs fondamentales est de « réhabiliter notre démocratie représentative », et qui ne respecte pas les bases mêmes de la démocratie : droit de réponse équilibré pour tous, même pour un Président contesté par une majorité de quelques voix, sur des motifs insuffisamment connus à ce jour (dont des voix d’administrateurs ayant donné procuration sans avoir pu lire au préalable le moindre dossier préparatoire à ce sujet). Nous sommes nombreux à attendre la communication du compte-rendu de ce CA pour comprendre les « fautes graves », justifiant une telle décision, qui ont pu être reprochées au Président en exercice, légitimé en février 2013 en assemblée générale.

Car à part des reproches de fonctionnement interne et de personnalité, le seul fait tangible reproché au Président est d’avoir publié entre les 2 tours des municipales sur le site d’Anticor sans consultation préalable du Conseil d’administration,  un communiqué demandant la démission du Conseil d’administration d’une candidate tête de liste aux municipales à Asnières (92), signataire de la charte Anticor, qui rejoignait au second tour une liste dirigée par un député-maire récemment condamné à 18 mois de prison avec sursis pour favoritisme, élu combattu de longue date par Anticor (communiqué qu’il a ensuite retiré à la demande d’une majorité d’administrateurs).

Il est pour le moins honnête de vous indiquer que cette administratrice d’Anticor, désormais maire adjointe de cet élu condamné, et une personne qui a activement participé à sa campagne, faisaient partie de ce conseil d’administration du 7 juin qui a « destitué » le Président d’Anticor à quelques voix près, ce qui a malheureusement été cautionné par certains caciques d’Anticor, oubliant malheureusement la primauté de nos valeurs sur tout autre aléas.

Si j’ai moi-même adhéré à Anticor, puis ai fait partie du Conseil d’administration (élu en 2010) et en suis devenu un  temps vice-président, c’est pour la défense de ces valeurs gravées dans nos statuts (lutte contre la corruption des élus et réhabilitation de notre démocratie représentative). En toute transparence pour votre légitime information, j’ai par la suite été salarié d’Anticor (au SMIC), en tant que Secrétaire permanent, sous la Présidence de la très regrettée Catherine Le Guernec de décembre 2011 à Janvier 2013, puis de Jean-Pierre Guis jusqu’en novembre 2013 (j’ai ensuite été en retrait de toute responsabilité, conformément aux demandes du conseil d’administration pour les têtes de listes aux municipales, et le suis resté). Ceux qui me connaissent et qui ne travestissent pas la réalité savent que cela n’altère pas ma capacité à être rigoureux et objectif en matière d’intérêt général, notamment en ce qui concerne la prévention et la lutte contre la corruption des élus.

- Je ne peux donc admettre que notre association, qui prétend défendre la transparence, n’ait jamais informé ses adhérents d’une grave crise de gouvernance qui la mine en interne depuis plusieurs mois (bien qu’elle connaisse des avancées reconnues à l’extérieur dans le même temps, sous la Présidence de Jean-Pierre Guis).

- Il m’est impossible d’accepter et de cautionner que l’on puisse « destituer » en petit comité un militant historique, sincère et extrêmement actif sans en informer préalablement nos adhérents, fût-il Président élu avec ses maladresses humaines, comme tout un chacun (Président élu début 2013 entre autres, il faut le rappeler, parce que personne d’autre ne souhaitait alors assumer la fonction parmi les membres de ce Conseil d’administration).

- Je ne peux accepter de recevoir, depuis ce Conseil d’administration, comme tous les adhérents, des communiqués d’une « nouvelle Présidente » sans qu’elle soit, elle, démocratiquement légitimée par les adhérents en Assemblée générale comme d’habitude, sans aucune explication respectueuse pour tous nos adhérents investis (voir par exemple à ce lien), bref sans le respect d’une démocratie digne de ce nom.

 

Anticor a toujours demandé à tous ses adhérents de ne pas alimenter le « tous pourris » et d’exiger que ce soit à l’intérieur même des partis que soit affirmée la nécessité d’intégrité et d’honnêteté, plutôt qu’un rejet global des principaux partis. C’est maintenant aux adhérents de notre association de rappeler fermement qu’il faut commencer par soi-même à leurs « dirigeants », nommés le 7 juin en petit comité penaud (2 semaines avant une assemblée générale des adhérents).

 

Je ne reconnais donc pas la validité du nouveau Bureau d’Anticor ainsi désigné (de plus, dans le non-respect de l’article 11-3.2 de nos statuts / http://www.anticor.org/qui-sommes-nous/statuts/ ). Cependant, dans un souci d’équilibre, je me permets de retirer les droits d’administrateur de cette page Facebook à notre Président « destitué » le 7 juin, en attendant que nos adhérents invalident ou valident ce nouveau Bureau en assemblée générale ou que son appel de cette décision soit tranché de l’extérieur avec du recul. J’en resterai donc provisoirement le seul administrateur, comme je l’avais été lorsque j’avais créé cette page Facebook, pendant 2 ans. Pour information, j’administre également seul le compte Twitter de l’association, mission qui m’a été confiée par un Bureau non contestable à l’automne 2013.

 

Je prends cette décision personnelle dans ce qui me semble être l’intérêt de l’ensemble des adhérents d’Anticor afin qu’ils puissent être équitablement informés, jusqu’à résolution légitime et démocratique des problèmes internes de leur association, qui leur appartient à eux tous, en pouvant humainement me tromper bien entendu. Je souhaite avant tout une résolution de cette crise interne grâce aux assemblées générales à venir sur Paris, de celle du 21 juin jusqu’à celle de début 2015, pour lesquelles nos adhérents doivent se mobiliser pour se faire entendre ou adresser leur procuration avec consignes de vote claire en ce qui concerne la validation du rapport moral pour la période allant de la dernière AG à celle-ci (car malheureusement, ce même Conseil d’administration a jugé que le vote par correspondance de tous nos adhérents des régions (majoritaires) était difficilement envisageable avant l’AG de début 2016).

Également en toute transparence, n’ayant rien à cacher, je m’engage à publier sur cette page Facebook les courriers éventuels qui me seront adressés pour que je cède l’administration de cette page à un Bureau non légitimé en Assemblée générale.

 

 

- Nota Bene : Je ne postule pas au poste de Président d’Anticor.

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article