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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 08:52

C’est plus de 4 millions d’euros de pénalité que les contribuables de Rambouillet vont devoir régler, soit près de 25 % du capital emprunté à l’origine, pour la sortie partielle du principal emprunt toxique contracté par notre Maire-Président du Sénat Gérard Larcher... Ce montant n’a pas été contesté par Gérard Larcher, lorsqu’il a publié notre tribune de juin dernier dans « Rambouillet Infos ». Cet emprunt étant toujours en bonne partie basé sur la valeur du franc suisse, dont l'envolée et ses conséquences sur les emprunts toxiques ont suscité, depuis le début du mois, nombre d'articles dans la presse nationale et de sujets TV, nous refaisons ci-dessous un point et un petit historique pour tous ceux d'entre vous qui s'en sont inquiétés auprès de nous.

 

Rappelons qu’à l’été 2010, lassés d’attendre le rapport annoncé depuis plus d’un an par Gérard Larcher sur sa « gestion active » de la dette communale, nous l’avions étudiée en détail de nous-mêmes et avions constaté avec surprise que 75 % des emprunts de la ville (29 M€ sur 38,7 M€) étaient des emprunts toxiques. Ces emprunts « structurés » ont des taux d’intérêt artificiellement bas les premières années (taux « bonifiés » que les Maires valorisent dans leur communication), en échange de taux d’intérêts risqués pouvant ensuite s’envoler au gré des fluctuations des marchés. Bref de la spéculation avec de l’argent public...

Nous avions notamment découvert un emprunt toxique représentant plus de 38 % de notre endettement (15 M€ de capital restant dû), basé depuis janvier 2010 sur une différence totalement incontrôlable entre 2 taux de change. Selon la classification gouvernementale de ces emprunts, ce « Dualis » de Dexia a les pires notations qui soient en matière de risques. Depuis le 01/01/10, tant que la valeur de l’euro en francs suisses restait supérieure à la valeur de l’euro en dollars, nous restions au taux bonifié. A l’inverse, ce taux pouvait d’autant plus s’envoler avec son effet levier qu’aucun plafond maximum de taux d’intérêt n’avait été négocié par Gérard Larcher ! Or ces 2 valeurs commençaient à montrer qu’elles pouvaient bientôt s’inverser. Pour information, ce taux d’intérêt avoisinait les 11 % début septembre 2011 (voir sa valeur au moment où vous lisez cet article dans le tableau en lien).

Nous avions alerté les rambolitains par un article du 03/09/10. Puis nous avons finalement eu au Conseil municipal du 17/09/10 la présentation par le Maire de Rambouillet d’un « audit interne de la dette » des plus rassurants... Sur ce document officiel de la Mairie, cet emprunt structuré le plus risqué, entré dans sa phase de dépendance directe des aléas des marchés depuis plus de 9 mois, y était incroyablement qualifié d’emprunt à « Taux fixe faible », tout comme les autres emprunts toxiques de la ville (voir ci-dessous).

Taux fixe faible pour emprunt toxique

 

Cela en dit long sur une certaine conception de la transparence démocratique due aux citoyens, de la part de Gérard Larcher qui avait même osé affirmer dans la presse suite à nos révélations que « les emprunts étaient sécurisés au maximum » (voir en fin d'article ci-dessous).

 

TLN 15-09-10

 

Cependant fin octobre (le montant des intérêts annuels étant à régler en fin d’année), il décide de renégocier en 3 lots cet emprunt pour en atténuer les risques, mais en prolongeant la durée des remboursements de 6 à 8 ans.

Mais une renégociation à quel prix réel ? Car si une pénalité officielle de 450 000 € de sortie partielle de cet emprunt a été annoncée par Gérard Larcher (+ des intérêts sur cette somme pendant 20 ans, puisqu’il emprunte pour la payer !), des taux d’intérêts surestimés sur les nouveaux lots alourdissent nettement la facture pour les contribuables de Rambouillet…

 

Les trois nouveaux lots :

(dont la lisibilité pour les citoyens est compliquée par un emprunt complémentaire de 2,75 M€ répartis dans deux des lots)

A) 6 M€ sont conservés en emprunt toxique « Dualis » lié au franc suisse et au dollar. Mais le taux bonifié de 2,88 % s’applique jusqu’au 01/01/15, puis la même formule basée sur les 2 taux de change rigoureusement incontrôlables s’applique pour 10 ans, toujours sans aucun plafond de sécurité, c’est-à-dire à partir du début de la prochaine mandature, quand l’équipe municipale suivante sera en place…

B) 6,48 M€ passent d’un risque sur les taux de change à un risque sur l’inflation à compter du 01/01/12, en y adjoignant un nouvel emprunt de 0,5 M€. Ce risque n’intervient qu’en cas de déflation, mais avec un effet levier multiplicateur. Sans déflation, la ville paie 4,19 % d’intérêts, ce qui est supérieur au taux moyen du marché que pouvait obtenir Rambouillet à l’époque, soit autour de 3,60 % selon nos informations recoupant plusieurs sources bancaires des plus fiables.

C) 2,25 M€ passent en taux fixe, en y adjoignant un nouvel emprunt de 1,8 M€, et en empruntant 450 000 € supplémentaires pour payer à Dexia la « pénalité de remboursement anticipé » officielle de cet emprunt toxique… Mais encore une fois, ce taux fixe est nettement supérieur au taux de 3,60 % que la ville aurait pu obtenir, puisqu’il est de 4,88 %.

 

On comprend donc bien que cette pénalité officiellement annoncée de 450 000 € pour sortir partiellement de cet emprunt toxique de 16,26 M€, contracté fin 2007 par Gérard Larcher, est un leurre. Car le fait de payer des taux fixes nettement supérieurs au prix du marché, sur des sommes aussi importantes et pendant 20 ans, est également une lourde pénalité qui ne dit pas son nom…  A simple titre d’exemple sur les taux d’intérêt que peut obtenir la ville, même si l’emprunt est différent : en mars dernier, la municipalité a contracté un nouvel emprunt de 900 000 € sur 20 ans au taux fixe de 3,35 %.

Cette renégociation du Maire aura donc coûté en réalité à la ville plus de 4 M€ de 2010, que les contribuables de Rambouillet payeront étalés jusqu’en 2031. C’est 24,6 % du capital emprunté à l’origine... C’est le coût de sa « gestion active de la dette » et de son pari spéculatif hasardeux de fin 2007 sur les différences de valeur incontrôlables entre le dollar et le franc suisse. Et cela n’est vraisemblablement pas fini car, comme on l’a vu pour 40 % du capital renégocié, les risques ne sont que reportés à 2015…

Et pourtant, avec un bien beau tableau ci-dessous, Gérard Larcher démontrait encore il y a un an avec la plus grande conviction aux élus de Rambouillet (à peine quelques semaines avant de renégocier) que ce contrat d’emprunt allait permettre à la ville d’économiser 688 000 € d’intérêts de 2007 à 2010 et prévoyait avec certitude un prétendu gain de 915 000 € total à fin 2011 !

688 000 € à comparer à ces 4 M€ de pénalité, pour nous permettre d'en sortir seulement partiellement, pour juger de la pertinence de ses choix…

Gains Dualis selon M. Larcher

Par Bertrand Bouyet
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 10:39

Les dégâts du cumul des mandats ont encore frappé à Rambouillet !

Dans l’article du 09/09/11 du « Parisien » reproduit en fin de cet article, suite à la très lourde augmentation de 21 % de l’eau à Rambouillet révélée au cœur de l’été (voir toutes les explications dans notre article ci-dessous), notre Maire-Président du Sénat-Conseiller de la communauté de communes-Président du SIRR-etc… révèle qu’il est incapable de comprendre comment le SIRR, notre syndicat intercommunal en charge de l’assainissement, a pu augmenter de 72 % sa part sur nos factures d’eau uniquement à partir du 1er janvier dernier, alors qu’il s’agissait d’une décision prise par délibération en 2007 ! C’est cette augmentation qui fait exploser nos factures (de + 115 €/an pour une facture moyenne, avec une eau à 5,54 €/m3).

Le Président du SIRR ne comprend pas lui-même que cette délibération, votée par le SIRR en 2007 suite à la demande des magistrats de la Chambre régionale des comptes, ne soit appliquée que 4 ans après ! Une augmentation de 72 % de la taxe du SIRR qu’il préside… Cela en dit extrêmement long sur la façon dont il cumule les fonctions et les mandats !

Il déclenche donc selon le « Parisien » une enquête administrative au sein du SIRR… Il est pourtant entouré de collaborateurs qu’il voit très régulièrement auprès de lui pour le seconder dans cette « Présidence » du SIRR, puisque le Directeur du SIRR est le Directeur Général de la Mairie de Rambouillet, et puisque 6 conseillers municipaux de sa majorité font partie avec lui du Conseil syndical du SIRR (M. Comas, M. Lhemery, Mme Jézéquel, M. Chauvin, Mme Delecroix et M. Dufils). Et apparemment aucun de ces coresponsables de la gestion du SIRR au nom des citoyens de Rambouillet n’a donc pu lui apporter la réponse… Cela en dit également très long sur la façon dont les choses fonctionne à Rambouillet.

Mais encore une fois, comme l’a indiqué la Chambre régionale des comptes, ce sont les citoyens qui vont devoir payer les dérives de gestion d’un ancien Maire adjoint de Rambouillet (également ancien Président du SICTOM…), à qui M. Larcher a fait confiance beaucoup trop longtemps sans contrôler efficacement son travail, ce qui était pourtant sa responsabilité. Mais évidemment, quand on cumule autant de mandats et de fonctions depuis 1986…

* Le Conseil syndical du SIRR est composé de 11 représentants de Rambouillet, 2 de Vieille-Eglise et 2 de Gazeran. C’est dire si l’équipe du Président Larcher y est extrêmement majoritaire. Aucun membre de la minorité de Rambouillet n’y siège, comme dans tout organisme intercommunautaire.

- Vous pouvez cliquer sur cet article pour l'agrandir :

1ère page Parisien Yvelines 9-9-11

Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 12:48

Nous avions déjà à Rambouillet une eau se situant dans les plus chères de France, facturée début 2010 à 4,58 € le m3 quand la moyenne nationale était à 3,09 €/m3 (chiffre officiel des Entreprises de l’Eau en France après enquête sur 4 millions d’habitants), comme nous l’avons plusieurs fois dénoncé publiquement, mais là c’est le coup de massue ! En plein été, les rambolitains ont reçu leur facture semestrielle, et ils ont pu se rendre compte que l’eau de la ville dirigée par le Président du Sénat avait été augmentée de 21 % cette année, passant à 5,54 €/m3 en 2011 ! Nous sommes maintenant à un prix supérieur de 80 % à cette dernière moyenne nationale…

 Et il s’agit bien là de la responsabilité directe de Gérard Larcher à plusieurs titres. Tout d’abord, il a été élu Maire pour la première fois il y a 28 ans, en 1983, et il porte donc depuis une très grande part de responsabilité concernant tous les choix sur la gestion de l’eau à Rambouillet. Ensuite, même si cette très forte augmentation est habilement présentée pour la 1ère fois aux citoyens, pile au moment où il y a un changement partiel de délégataire de ce service public (si l’assainissement reste à Véolia, la distribution de l’eau potable revient désormais à la Lyonnaise des Eaux), elle ne peut être imputée à ces opérateurs privés.

Facture tarif 2011 recto(cliquez sur les images de cet article si vous souhaitez les agrandir :

ci-dessus recto facture tarif 2011, ci-dessous recto facture tarif 2010)

Facture tarif 2010 recto En effet, de nombreux rambolitains nous ont contacté, choqués par cette brusque atteinte à leur pouvoir d’achat annoncée au beau milieu des vacances (+ 115 €/an pour une famille de 4 personnes qui consomme en moyenne 120 m3/an). Et presque tous mettaient naturellement cette augmentation sur le dos du changement du délégataire de l’eau potable, d’autant qu’ils venaient de recevoir quelques jours plus tôt un courrier du Maire les en informant. Or en épluchant les détails complexes du verso de leur facture, et en la comparant avec celle de l’an dernier, ils auraient pu se rendre compte que ce sont uniquement les augmentations de 12 % et 5,5 % des parts communales et, surtout, de 72 % de la part du S.I.R.R. qui font exploser la facture… Ces augmentations, décidées par la majorité municipale et, au premier chef, par Gérard Larcher, représentent à elles seules 107 € sur les 115 € de surplus annuel pour la facture type de 120 m3 par an ! Pour les familles nombreuses, n’en parlons pas…

Facture tarif 2011 verso(ci-dessus verso facture 2011, ci-dessous verso facture 2010)

Facture tarif 2010 versoQu’est-ce que le S.I.R.R. ? C’est le syndicat intercommunal en charge de la collecte et de l’épuration de nos eaux usées (l’assainissement), dirigé par… Gérard Larcher. Il en a la charge pour Rambouillet (27 000 habitants), Gazeran (1 200 hab.) et Vieille-Eglise (775 hab.), c’est dire le poids qu’y a le Maire de Rambouillet (qui a refusé qu’y siège un seul membre de la minorité municipale sur les 9 représentants de Rambouillet…). Rappelons que le coût moyen de l’assainissement + taxes afférentes, selon l’enquête de la Fédération des Entreprises de l’eau en France (dont font partie Véolia et la Lyonnaise des Eaux), était de 1,56 €/m3 fin 2009. A Rambouillet, il est actuellement de 3,42 €/m3 ! A chaque fois que nous avons protesté en Conseil municipal face à un coût aussi élevé (voir exemple), M. Larcher nous a répliqué qu’il serait temps que ceux qui ont des exigences environnementales fortes comprennent que cela a un coût en conséquence, en matière d’épuration de l’eau, pour les consommateurs. Comme si dans toutes les villes où l’eau a un coût inférieur à la moyenne nationale, l’épuration avait un coût tout à fait négligeable !...

 En réalité, nous pensons que M. Larcher fait payer là aux consommateurs (qui ne peuvent pas se passer d’eau), et non aux contribuables (donc pas de quotient familial, de dégressivité, de proportionnalité par rapport aux revenus pour les moins favorisés…), les conséquences d’une gestion antérieure calamiteuse manquant terriblement d’anticipation au niveau des investissements, dans laquelle il porte lui aussi une responsabilité (voir paragraphes 5 à 8 de la page 9 du rapport de la Chambre Régionale des Comptes :Rapport CRCIDF-SIRR 11-04-05). En effet, il avait imposé pour la présidence du S.I.R.R. pendant plusieurs années son Maire adjoint M. Assel, qu’il avait aussi désigné pour la présidence du SICTOM. Pour le SICTOM en tout cas, il a été clair que la gestion de ce dernier a été catastrophique, puisqu’il a laissé un déficit de 14 M€ fin 2001, que M. Larcher a ensuite fait éponger par les Rambolitains - entre autres - avec une augmentation de près de 90 % en 2002 de leur Taxe Ordure Ménagère. Cela a même été plus loin puisque la Chambre Régionale des Comptes de la région Centre a considéré frauduleuse la gestion du SICTOM de M. Assel, et que son procès en correctionnelle aura lieu en janvier prochain à Paris.

 Car il est en effet important de savoir que ce soudain passage en 2011 de la part du S.I.R.R. de 1 € à 1,72 € sur le prix de notre mètre cube d’eau, qui plombe désormais nos factures, est en fait au centime près une demande des magistrats de la Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France pour résorber le déficit du S.I.R.R. dans leur avis rendu le 26 juillet… 2007 ! Mais ces magistrats la demandaient pour le 1er octobre 2007 (voir pages 3, 4 et 8 de l’avis de la CRC : CRCIDF SIRR 26-07-07). Pourquoi cette mesure n’est-elle appliquée que maintenant par Gérard Larcher ?... Il est vrai qu’une aussi lourde augmentation aurait pu paraître assez malvenue juste avant les dernières élections municipales de mars 2008…

Extrait 1 tract mars 2008Nous-mêmes, nouvellement élus en 2008, avions dénoncé publiquement dans nos communications électorales le fait que le S.I.R.R. avait du mal à chiffrer le montant exact de son déficit cumulé depuis des années, en indiquant textuellement : « Ce sont donc surtout les contribuables rambolitains qui auront à l’éponger » (l’heure est donc venue…). Nous y avions aussi dénoncé une eau déjà 43 % plus chère que la moyenne nationale, « notamment suite à une augmentation par la municipalité de 72 % des parts communales et « intercommunale S.I.R.R. » de notre facture, intervenue en 2005 ».

Extrait 2 tract mars 2008Ces révélations publiques aux rambolitains n’ont pas dû inciter M. Larcher à décider ensuite en 2008 d’appliquer l’augmentation importante demandée par la CRC pour la part du SIRR. Puis de même, en 2009, lorsque nous avons expliqué, dans nos « Tribunes libres » publiées par la Mairie, que l’assainissement était déjà 76 % plus cher que la moyenne nationale à Rambouillet, que l’étude de la municipalisation de cet assainissement pour en atténuer le coût avec le nouveau marché de 10 ans avait été négligé par la Mairie malgré nos demandes, que ce marché lui-même s’était déroulé de façon plus que troublante et que nous lui avons demandé sans succès de saisir le Conseil de la concurrence à ce sujet (Tribune libre saisie Conseil Concurrence)

 Et c’est donc finalement en 2010 que Gérard Larcher et ses élus auront décidé d’appliquer cette lourde augmentation à partir du 1er janvier 2011, en laissant les rambolitains très attentifs le découvrir au détour d’un changement partiel de délégataire, sur une facture semestrielle reçue entre mi-juillet et mi-août 2011… Encore une fois à Rambouillet, comme avec le scandale du SICTOM, comme avec les emprunts toxiques, ce sont les citoyens qui vont payer les carences de gestion de leurs élus !

 

 Post-scriptum : A cause du passage de Véolia à la Lyonnaise des Eaux le 23 juillet dernier pour l’eau potable et à cause de cette forte augmentation, de très importantes régularisations exceptionnelles vont être de plus à régler à Véolia le 1er septembre, en pleines dépenses de rentrée (voir ci-dessous).

 Date régularisation

Incroyable « cerise sur le gâteau » dans le journal « Toutes les Nouvelles de Rambouillet » paru ce jour, dans un article concernant ce changement de délégataire, le Maire adjoint en charge de l’eau indique : « Nous voulons que le prix de l’eau n’augmente pas pour les rambolitains » !... Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment fonctionne la communication de la majorité municipale de M. Larcher, c’est édifiant !

Extrait article TLN ITV Comas

Par Bertrand Bouyet
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 16:52

Il s’agit ici d’un compte-rendu partiel mais rapide, le compte-rendu intégral sera en ligne ultérieurement sur le site de la Mairie.

A) Notre question orale sur les dates du procès de l’affaire du SICTOM

B) Nouveau vote de tous les comptes administratifs du Maire et de gestion 2010

C) Débat sur la réforme des collectivités territoriales et la nouvelle intercommunalité proposée : notre position et éléments de réponse du Président de la CCPFY

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A) Dates du procès du scandale du SICTOM :

  L’audience préliminaire fixant les dates du procès de M. Assel, ancien Maire adjoint de Rambouillet, pour le scandale du SICTOM, a eu lieu lundi 4 juillet. Nous avons donc demandé à M. Larcher, en tant qu’actuel délégué aux affaires juridiques du SICTOM, de nous les indiquer.

Le procès aura lieu à Paris les lundi 16 janvier et mardi 17 janvier 2012 (début des audiences à 13 h 30). Il aura donc lieu un peu plus de 10 ans après la découverte des faits.

A noter qu’il y avait une erreur dans la formulation de notre question orale que M. Larcher nous a demandé de rectifier publiquement, ce que nous faisons bien volontiers : nous indiquions que M. Larcher était administrateur du SICTOM « au moment des faits ». Or il a précisé qu’il ne l’est devenu qu’au moment où M. Assel a dû en démissionner. Il est alors devenu Président du SICTOM à sa place et a décidé d’augmenter cette année-là la taxe ordure ménagère de 90 % pour les contribuables, face au déficit abyssal laissé par son Maire adjoint. Nous avions confondu avec le moment où M. Larcher était l'un des 7 administrateurs de la SEM IRIS, société d’économie mixte dirigée par M. Assel, qui a échafaudé dans les années 90 tout le nouveau système de collecte et de traitement des ordures ménagères du Sud-Yvelines et au-delà (SICTOM et SYMIRIS devenue SITREVA), SEM qui n'avait pourtant pas de délégation valable pour agir selon un rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Centre. Dont acte !

 

B) Nouveau vote des comptes administratifs et de gestion 2010 :

  M. Larcher a indiqué qu’il avait lui-même écrit au Sous-Préfet, à la suite des questions de légalité que nous avions soulevées au moment du vote de tous ces comptes, au conseil municipal du 9 juin dernier. La notice explicative adressée aux élus indiquait qu’il avait décidé de refaire voter tous ces comptes « par précaution et pour lever toute interrogation ». Il a lu un courrier de la Sous-Préfecture de Rambouillet lui indiquant qu’il n’y avait pas de problème de légalité sur le fait que l’on nous ait communiqué 800 pages à étudier le jour même du Conseil municipal correspondant, un jour de semaine… Ce n’est pas la première fois que nous sommes en désaccord avec le contrôle de la légalité préfectoral. Nous l’avions notamment été lorsqu’il avait déclaré légale la délibération d’indemnisation des élus de décembre 2008, dont nous avons obtenu l’annulation en octobre dernier par le Tribunal administratif de Versailles qui, lui, a reconnu le bien-fondé de notre position. Alors pourquoi faire revoter tous ces comptes 2010, en ce cas ?... « Pour éviter toute procédure », a indiqué M. Larcher dans son courrier au Sous-Préfet.

On peut surtout noter que, fort curieusement, le second élément qui entachait d’illégalité le vote de ces délibérations (le fait que le Maire ait illicitement participé et dirigé le débat sur ses propres comptes administratifs) était totalement absent des échanges de courrier entre le Maire et le Sous-Préfet…, en tout cas dans ce qui nous a été lu au Conseil. Et pourtant, c’est un point que nous avions également soulevé au Conseil du 9 juin et qui a déjà amené un Tribunal administratif à annuler le vote de comptes administratifs. Etonnant…

D’ailleurs le Maire a cette fois-ci bien fait attention à se retirer de la salle avant que le débat sur ses comptes administratifs ne commence, comme il l’avait fait toutes les années précédentes, en ayant fait élire au préalable un autre élu pour présider le débat : notre 1er adjoint M. Poisson. Ce dernier s’est ensuite opposé à Jean-Luc Trotignon qui disait que si les choses étaient aussi légales que le prétendaient M. Larcher et la Sous-Préfecture, nous n’aurions pas à revoter. Notre premier adjoint a expliqué que ce n’est pas parce qu’il fallait revoter ces délibérations que ça voulait dire qu’elles n’étaient pas légales… Cette posture de M. Poisson n’est pas sans rappeler celle de Jacques Chirac qui a remboursé, avec l’UMP, il y a quelques mois 2,2 M€ à la ville de Paris pour emplois fictifs, tout en disant qu’il refuse de reconnaître qu’il y a eu des emplois fictifs.

 

C) Débat sur la réforme des collectivités territoriales et la nouvelle intercommunalité proposée :

Texte de l’intervention de Jean-Luc Trotignon en séance :

« Cette réforme des collectivités territoriales avait déjà des aspects négatifs pour nous en matière de démocratie, avec son attaque frontale à la parité dans les Conseils régionaux de toute la France - les pénalités pour tenter de la faire respecter étant notoirement inefficaces en la matière -, et avec la suppression de toute proportionnalité pour ces mêmes Conseils régionaux, et ce n’est certainement pas ce soir que nous changerons d’avis.

En effet, il est annoncé dans la notice explicative qui a été remise aux conseillers municipaux, au sujet des nouveaux périmètres d’intercommunalité proposés par le Préfet, je cite : « un projet a été élaboré, en concertation avec tous les élus concernés ». Ce qui est faux : les 5 élus de notre groupe de la minorité sont des élus concernés par l’avenir de leur intercommunalité, et il n’y a eu aucune concertation avec aucun d’entre eux à ce sujet, tout comme avec de nombreux autres élus du Sud-Yvelines avec lesquels nous sommes en contact. Cela est bien le signe d’une démocratie à deux étages dans laquelle le gouvernement sélectionne quels élus seraient concernés ou pas par l’avenir de leur territoire. Cette gestion de la démocratie locale, triant certains élus du suffrage universel par rapport aux autres, est une discrimination que nous ne pouvons pas admettre.

  Lorsqu’une réforme est ainsi conçue, on se s’étonne plus de la façon dont elle a ensuite été gérée sur le terrain. Au sein même de notre communauté de communes, la CCPFY, son Président Monsieur Poisson, nous annonce, dans son courrier du 23 juin, que des orientations ont été votées le 3 mars au sujet du futur de notre Communauté de communes par les conseillers communautaires, avec l’adoption d’une délibération demandant que 5 principes fondamentaux soient respectés dans le périmètre à venir. Cette motion a été adressée en Préfecture, bien avant que le Préfet ne propose son projet de schéma départemental. Tout cela sans que l’on demande le moins du  monde leur avis aux élus du suffrage universel direct des communes concernées, élus choisis - eux - sans intermédiaires par les citoyens, alors qu’il s’agit de l’avenir de leurs communes pour des décennies !

  Et le pire est qu’il nous est aussi annoncé dans ce courrier qu’il y avait même eu au préalable un vote « privé » des conseillers communautaires pour, je cite : « manifester une claire préférence pour le périmètre de notre future communauté de communes » ! C’est-à-dire qu’il nous est expliqué qu’il y a eu une réunion « privée » du Conseil communautaire, avec « un vote unanime des membres présents et représentés », qui ont alors discrètement débattu entre eux, à l’insu des citoyens, comme il est indiqué dans la délibération du 3 mars, pour s’entendre sur le texte de cette motion fondamentale pour notre avenir en 5 points. La République, c’est clairement le débat public pour la gestion des affaires publiques ! Il s’agit donc là pour nous d’une méthode que nous réprouvons franchement.

  Le fait d'avoir empêché les citoyens de pouvoir assister à un débat aussi important pour l'avenir de plusieurs dizaines de milliers d’habitants du Sud-Yvelines, nous paraît tout à fait révélateur de la façon dont la concertation a été réellement envisagée dans cette réforme des collectivités territoriales, par le gouvernement.

  Cependant afin de ne pas paraître hostiles aux communes auxquelles nous allons nous joindre, nous nous contenterons de nous abstenir. »

Ce à quoi M. Poisson, Président de notre communauté de communes, a répondu en plusieurs points dont les suivants :

- s’abstenir n’est pas une position courageuse pour lui 

(Pourtant… Voir ci-dessous l’extrait de P.V. : résultat d’un vote du Conseil municipal du 08/04/10)

Extrait CR CM votes 08-04-10  

- notre position ne serait qu’une « posture »…

(Le combat pour la parité, une posture ? La défense de la proportionnalité, une posture ? L’exigence de transparence démocratique, une posture ?... Nous vous laissons juges.)

- notre attitude est « politicienne » et Jean-Luc Trotignon devait vraisemblablement là suivre les consignes de son parti

(Ce dernier n’appartient plus à aucun parti politique depuis fin 2009)

- concernant la nouvelle intercommunalité proposée par le Préfet, nous n’avons pas à nous plaindre de l’absence de concertation avec l’ensemble des élus, puisque nous pouvions écrire au Préfet pour lui donner notre avis

- enfin il est en droit de réunir un Conseil « privé » de nos élus communautaires s’il le souhaite et, si cela ne nous convient pas, nous n’avons qu’à nous retourner vers le Tribunal administratif !

(Ce droit n’est en tout cas pas prévu dans les statuts de la CCPFY, ni dans son règlement intérieur. Et concernant une requête au Tribunal administratif - qui présente là beaucoup moins d’intérêt qu’un simple débat public en Conseil -, il savait pertinemment qu’en apprenant près de 6 mois plus tard la tenue de ce « Conseil communautaire privé », nous étions hors délai pour la déposer…)

Si vous souhaitez avoir l’intégralité de sa réponse, rendez-vous sur le site de la Mairie, lorsque le procès-verbal de ce conseil municipal y sera mis en ligne. 

 

Post-scriptum : La fin des travaux de l’école élémentaire de la Louvière a été annoncée pour mi-août prochain.

Par Bertrand Bouyet
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 12:40

A la suite de notre recours en Préfecture et de nos articles des 15 et 28 juin exigeant l’annulation des votes des comptes administratifs et des comptes de gestion 2010, pour cause d’abus de pouvoir de la part du Maire de Rambouillet et Président du Sénat, nous avons reçu l’ordre du jour du prochain Conseil municipal qui prévoit un nouveau vote de tous ces comptes 2010 de la commune ! En effet, près de 800 pages de documents nous avaient été remises pour étude de ces comptes seulement quelques heures avant le Conseil municipal, un jour de semaine (alors que les deux tiers de ces documents étaient communicables 3 jours plus tôt). Le Maire avait par ailleurs participé et dirigé le débat concernant ses comptes malgré notre avertissement, ce que la loi lui interdit formellement et ce qu’il n’avait d’ailleurs jamais fait les années précédentes. Et une délibération insincère s’en était suivie qui avait été adressée au Contrôle de la légalité de la Préfecture de Versailles.

  ODJ CM 07-07-11 page 1

Bien sûr, à ce prochain Conseil, nous aurons certainement droit de la part du Maire à un grand classique, comme à chaque fois que nous soulevons un problème de légalité sur des délibérations et qu’il est contraint de les faire à nouveau voter (comme sur le règlement intérieur du Conseil il y a quelques mois, ou l’élection du Jury architectural du Pôle culturel quelques mois plus tôt) : notre Maire va nous déclarer que c’est de lui-même qu’il a interrogé le contrôle de la légalité et que, « pour lever tout doute et toute interrogation », il a de lui-même décidé de procéder à un nouveau vote… Mais nous ne sommes pas dupes et nous tenons à le rassurer : nous n’avons aucun « doute » ni aucune « interrogation », nous sommes bien certains que ces délibérations avaient été votées dans une parfaite illégalité (voir les pièces de notre article du 15 juin) !

Des abus de pouvoir du Maire, nous en avions déjà eu à Rambouillet depuis le début de la mandature : imposition de non-élus dans le quota obligatoire des élus au Conseil d’administration du C.C.A.S., indemnisation d’un élu à l’insu du Conseil municipal pourtant seul habilité à en décider, vote de deux délibérations d’indemnisation sans le tableau annexe obligatoire indiquant l’indemnité de chaque élu en toute transparence (ce qui a été sanctionné en 2010 par le Tribunal administratif)… Mais plusieurs en même temps, c’est une première ! Il n’y a donc pas que les mandats et les fonctions que Monsieur Larcher cumule…

De notre côté, nous serons toujours présents avec fermeté pour défendre une bonne application de la démocratie locale, car ne pas respecter les prérogatives des élus minoritaires, c’est ne pas respecter tous les citoyens qui les ont élus, quel que soit le Maire qui en est responsable. Nous exigerons donc toujours jusqu’au bout le respect par notre Maire du travail des sénateurs et des députés : le respect des lois qu’ils votent.

Enfin avec ce nouveau vote des comptes 2010, nous allons peut-être pouvoir comprendre cette fois-ci pourquoi on y trouve, dans les associations aidées par des concours en nature de la commune, 4 heures de travail d’employé municipal pour l’Association politique « Avenir, Dialogue et Démocratie » (tout à fait indépendante du Conseil municipal), dont le Président est un certain… Gérard Larcher, et pourquoi il faut, pour trouver cette « auto-subvention » en nature dans les comptes, aller chercher dans les associations « caritatives »…

Par Bertrand Bouyet
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 10:44

Non seulement les votes des comptes administratifs 2010 du Maire de Rambouillet sont entachés d’illégalité à cause d’un nouvel abus de pouvoir du Maire-Président du Sénat au Conseil municipal du 9 juin 2011 (voir notre article précédent, preuve par enregistrement sonore à l’appui), puisqu’il n’a pas respecté le droit à l’information des élus minoritaires, et qu’il a de plus fait le choix de participer activement et illicitement aux débats sur ses propres comptes malgré notre avertissement en séance (art. L2121-14 du CGCT), mais le texte de la délibération envoyé par la Mairie à la Préfecture des Yvelines pour le contrôle de la légalité ne reflète pas la réalité de ce qui s’est passé au Conseil !

C’est la Direction générale de la Mairie qui a adressé cette délibération ainsi rédigée à la Préfecture (pages 1 et 2), sous la responsabilité et la surveillance de Gérard Larcher (art. L2122-18 et L2122-19 du CGCT). Rappelons au préalable que « délibérer », de tout temps et devant toute juridiction, a toujours signifié : débattre en finissant par prendre une décision. « Délibérer », cela n’a jamais été uniquement le moment où l’on vote cette décision au final.

Or dans la rédaction ci-dessous adressée au contrôle de la légalité, la Mairie affirme que l’article L2121-14 a bien été respecté, que le Maire a bien quitté la séance (= pour la délibération…), et enfin que M. Dufils a bien été « élu président de séance pour délibérer sur le compte administratif 2010 » du Maire. Et comme vous pouvez l’entendre très clairement dans cet extrait sonore du Conseil municipal, Monsieur Larcher n’a pas proposé aux conseillers municipaux d’élire M. Dufils pour « délibérer sur le compte administratif 2010 », comme il est officiellement écrit dans la version destinée au contrôle de la légalité, mais uniquement pour présider le moment du vote : extrait - 45"

EXTRAIT DELIB VOTE CPTE ADM 2010

C’est ce qu’aurait dû indiquer la délibération si elle avait été sincère, sans altération de la vérité. Mais évidemment, il y avait alors toutes chances qu’elle pose problème au contrôle de la légalité de la Préfecture des Yvelines, contrairement à ce qui s’est passé. On va certainement encore nous expliquer qu’il s’agit d’une erreur administrative… Erreurs administratives qui, curieusement à Rambouillet, vont semble-t-il presque toujours dans le sens du Maire, de ses élus ou de ses proches collaborateurs… Ce qui est très étonnant par rapport aux lois sur les probabilités. Cela confirmerait que dans ce domaine, il y a bien un micro-climat à Rambouillet !

En conséquence de cette gestion inadmissible de la démocratie locale dans la Mairie dirigée par le Président du Sénat, qui se devrait d’être exemplaire dans ce domaine, et d’un tel non-respect des prérogatives des élus minoritaires (800 pages remises pour étude quelques heures avant le vote, alors que les 2/3 étaient déjà communicables 3 jours plus tôt), nous avons déposé dans un premier temps un recours en annulation des délibérations approuvant tous les comptes 2010 de Rambouillet auprès du Préfet des Yvelines, qui a été reçu en Préfecture le 24 juin.

Par Bertrand Bouyet
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 14:21

        Gérard Larcher, le Président du Sénat, la « Chambre des collectivités territoriales », ne respecte pas la loi dans sa propre collectivité territoriale, au Conseil municipal de Rambouillet. La preuve par enregistrement sonore au Conseil municipal du 09/06/11 (extrait complet dans la continuité en fin d’article) : plusieurs exemples en moins de 12 minutes…

  Documents remis le midi pour vote du soir 09-06-11

(Les plus de 800 pages remises par la Mairie au Président de notre groupe d’élus, seulement le midi même pour étude avant le Conseil municipal du soir, un jour de semaine, malgré une demande 6 jours plus tôt…)

 

        Le Conseil municipal de Rambouillet votait jeudi soir 9 juin 2011 les comptes administratifs et les comptes de gestion 2010. Il s’agit d’arrêter définitivement les comptes de la commune pour l’année 2010. C’est donc la gestion du Maire sur toute l’année précédente à laquelle on donne, ou pas, un quitus à travers ce vote. Ce moment est si important que c’est la seule fois de l’année où la loi prévoit de garantir à tous les conseillers municipaux de pouvoir en débattre tout à fait librement sans l’intervention du Maire qui y est interdite. Il doit même quitter la salle pendant le vote.

         En début de Conseil municipal, le doyen des conseillers municipaux a donc bien été choisi pour présider le Conseil à la place du Maire, pas pour débattre des comptes administratifs dans le respect de l’article L2121-14 du CGCT, mais uniquement pour le moment final du vote (extrait : 45 ").  Et M. Larcher a continué à présider le Conseil, sans lui céder sa place de présidence, pour présenter lui-même les comptes 2010 de la commune. Cet article de loi prévoit textuellement que le Maire peut uniquement « assister à la discussion », en aucun cas y « participer ». Rappelons à toutes fins utiles la définition du Petit Robert, "assister" : être présent, comme témoin ou spectateur.

         Or une fois ces comptes présentés, tout en continuant à présider le Conseil irrégulièrement, Gérard Larcher a abusivement décidé de mener le débat, comme le lui interdit cette loi qu’il connaît pourtant parfaitement, puisqu’il se retire toujours de la salle chaque année avant ce débat depuis très longtemps (voir P.V. des votes des comptes administratifs 2007, 2008 et 2009). Il a d’abord passé la parole à un premier conseiller municipal d’opposition, puis lui a répondu. Puis il a passé la parole à Jean-Luc Trotignon, notre Président de groupe, qui lui a loyalement fait remarquer qu’il ne devrait pas être là (écouter : 45"). Avec son aplomb habituel, Gérard Larcher lui a répliqué qu’il en avait tout à fait le droit…

         Puis il a répondu et a débattu avec Jean-Luc Trotignon, cherchant à minimiser la portée de certaines des déclarations de ce dernier. Au cours de ce débat, Gérard Larcher a enfin passé la parole deux fois au Directeur financier de la Mairie (non élu) : Monsieur Auffray, ce que seul le Président de séance peut légalement être autorisé à faire (écouter : 35").

         Gérard Larcher n’a ensuite quitté la séance qu’in extremis avant le vote, commençant même à le lancer, l’extrait sonore permettant de constater qu’il ne cède la présidence du Conseil au Doyen - qui aurait légalement dû présider le Conseil pour ce débat - qu’à ce moment-là (écouter : 50").

         Le comportement abusif du Président du Sénat-Maire de Rambouillet rend donc le vote des comptes 2010 de sa commune dépourvu de base légale, donc annulable, comme le confirme un Jugement du Tribunal administratif de Bordeaux du 13 juillet 2010 ci-dessous (lien vers le jugement intégral).

(Cliquez sur le document pour l’agrandir)

Jugement TA Bordeaux 13-07-10

 

         Mais ce motif d’annulation du vote de ses comptes 2010 n’étant peut-être pas suffisant pour Gérard Larcher, il a rajouté au préalable le refus du respect d’un autre article de loi, qui garantit en France les droits élémentaires des élus de la minorité démocratique, dans un Conseil municipal.

         En effet, la loi française impose que « Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération » (article L2121-13 du CGCT). C’est le Maire en personne qui est le garant de ces droits de transparence démocratique. Les conseillers municipaux n’ont eu communication des comptes administratifs 2010 de la Mairie que le vendredi matin 3 juin, lendemain du jeudi de l’Ascension. S’agissant de 390 pages de documents, après en avoir pris connaissance, c’est dans les plus brefs délais que nous avons demandé les documents complémentaires souhaités pour l’étude de ces comptes administratifs : le soir même. Comme en atteste un reçu intranet, le secrétariat général de la Mairie a lu nos demandes le samedi 4 juin au matin.

         Et ce n’est qu’en fin de journée du mercredi 8 juin, veille du vote, que nous avons été alertés par mail que les documents demandés, tout comme les comptes de gestion à voter demandés, étaient disponibles pour étude au secrétariat de la Mairie aux heures ouvrables… Le Jeudi du Conseil municipal étant un jour de semaine, Jean-Luc Trotignon n’a pu se rendre en Mairie que vers midi où il a perçu plus de 800 pages de documents à étudier entre midi et deux, et juste avant le Conseil municipal (voir photo en début d’article)… Question information légalement obligatoire des élus de la minorité démocratique, on ne pouvait se moquer plus ouvertement du respect de leurs prérogatives… Dans ces conditions, il nous a bien sûr été impossible d’étudier les plus de 300 pages des comptes de gestion à voter le soir même. Ce qui entache donc également d’illégalité le vote des comptes 2010 de Rambouillet.

Conseil municipal Rambouillet Automne 2010

(Photo d’archives : Conseil municipal de Rambouillet automne 2010)

         Nous avons juste eu le temps d’étudier le dossier des subventions aux associations de la commune, qui nous a par ailleurs été communiqué avec un certain nombre de pièces manquantes ou incomplètes. Dossier que nous tenions à contrôler en détail car une loi de 2006 impose à une ville de la taille de Rambouillet de rendre accessible aux citoyens, tout au long de l’année sur son site internet, la liste des associations subventionnées et les montants attribués. Or depuis, cette loi de transparence démocratique sur les subventions aux associations n’est pas respectée par le Maire de Rambouillet (voir sur site de la Mairie). On peut noter que Jean-Luc Trotignon l’a dénoncé publiquement lors de ce Conseil municipal et que M. Larcher n’a pas démenti de toute la durée du Conseil ce non-respect de la loi qui perdure dans sa Mairie (écouter : 35").

         Cerise sur le gâteau (écouter : 15 ") : nous avons pu découvrir que dans les associations aidées par des concours en nature de la commune, figure « Avenir, Dialogue et Démocratie », l’association politique de M. Larcher, totalement indépendante du Conseil municipal. Certes il ne s’agit que de 4 h de mise à disposition de personnel communal, mais s’agissant de décisions non communiquées au Conseillers municipaux dans l’année, on peut s’étonner que le Maire Gérard Larcher ait pris seul cette décision au bénéfice de l’association de Larcher Gérard. Le problème étant surtout que dans le compte administratif, il n’est pas évident de trouver cette aide en nature financée par les contribuables de la commune à une association politique, car cette association a été classée au beau milieu des associations caritatives, alors qu’existe pourtant la rubrique « Autres associations » pour celles qui ne rentrent pas dans les catégories prédéfinies.

         En conclusion, si nous n’obtenons pas que les comptes 2010 de Rambouillet soient à nouveau votés dans des conditions entièrement légales, comme partout en France, sans abus de pouvoir de son Maire, dans le respect des droits républicains et démocratiques des élus minoritaires, nous serons contraints de nous tourner à nouveau vers la seule voie offerte aux citoyens et aux élus qui refusent de baisser les bras, face au non respect des lois votées pour tout le territoire par nos sénateurs et nos députés : la voie judiciaire.

         A l’heure où le Président du Sénat vient tout juste d’adresser une première communication électorale aux conseillers municipaux des Yvelines, au sujet de sa candidature au Sénat en septembre, dans laquelle il se présente comme voulant conforter la commune comme cellule de base de la démocratie locale, et où il "s'engage à porter les valeurs de la démocratie locale", il était naturel de faire connaître la façon dont il gère lui-même dans le même temps, dans la « cellule de base » qu’est sa commune, la démocratie locale.

 

EXTRAIT COMPLET DANS LA CONTINUITÉ DE 12 mn DU CONSEIL MUNICIPAL DE RAMBOUILLET du 9 juin 2011 (cliquez sur ce lien)

 

5 élus RAMBOUILLET RENOUVEAU - copie  (Les 5 élus du groupe « Rambouillet Renouveau »)

Par Bertrand Bouyet
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 12:12

Le Préfet des Yvelines a rendu public hier son projet des nouvelles intercommunalités de notre département, qui doit être définitivement établi fin 2011. Changement majeur proposé pour Rambouillet qui passerait à une communauté de communes qui doublerait pratiquement son nombre de communes, passant des 15 actuelles de la CCPFY à 29. Cette  nouvelle communauté de communes deviendrait la plus vaste des Yvelines.

Comme vous pouvez le voir sur la carte de la Préfecture ci-dessous, celle-ci regrouperait outre notre CCPFY et ses 15 communes, la communauté des Etangs et ses 5 communes (Les Essarts-le-Roi, Le Perray-en-Yvelines, Auffargis, Les Bréviaires et Saint-Léger-en-Yvelines) et 9 communes qui n’appartenaient pas au préalable à une communauté de communes :

- Lévis-Saint-Nom

- Gambaiseuil

- Ponthévrard

- Bonnelles

- Rochefort-en-Yvelines

- Longvilliers

- Bullion

- Cernay-la-ville

- La Celle-les-bordes.

Les Conseils municipaux de ces 29 communes et les 2 intercommunalités concernées disposent maintenant d’un délai de trois mois pour émettre un avis sur ce projet de regroupement.

Puis la Commission Départementale de Coopération Intercommunale se prononcera à son tour dans un délai de 4 mois sur ce projet et sur les avis des Conseils municipaux. Si elle souhaite alors proposer des modifications au Préfet, elle devra les voter à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle comprend 47 élus des Yvelines : 19 Maires, 19 Présidents ou délégués de communautés de communes ou d’agglomérations, 2 Conseillers régionaux, 5 conseillers généraux et 2 représentants de syndicats intercommunaux (soit 4 femmes pour 43 hommes, vive la parité dans les Yvelines !).

(Vous pouvez cliquer sur la carte pour l'agrandir. La nouvelle communauté de communes projetée est celle qui est en bleu ciel. Les communes hachurées sont celles qui n'appartenaient pas au préalable à une communauté de communes.)

Projet nouvelle communauté communes pr Rambouillet 28-04-1

 

mai 2011Il était de notoriété publique, depuis des mois, que le Préfet devait rendre public ses projets de nouvelles intercommunalités pour toutes les Yvelines fin avril (voir carte de la Préfecture pour tout le 78 ci-dessous).

Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi le Président de notre CCPFY, Jean-Frédéric Poisson, a lancé très récemment une grande enquête « prospective » sur l’avenir du territoire de la CCPFY, avec force utilisation de papier (questionnaire de 4 pages adressés à tous les habitants avec 5 pages dédiées dans la magazine « Ensemble » de la CCPFY), puisque ce territoire sera caduc d’ici peu comme on pouvait s’y attendre…

  Enquête jointe

(Vous pouvez cliquer sur la carte pour l'agrandir)

Projet nouvelle intercommunalité Yvelines 28-04-11

Microsoft Word - DP CDCI 28 avril 2011.doc

Par Bertrand Bouyet
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 13:03

Nous vous informons de la tenue de cette réunion publique sur la problématique en cours du gaz de schiste, qui concerne directement la région de Rambouillet, en vous encourageant à vous y rendre !

Réunion 27-04-11 Gaz de schiste Rambouillet

Par Bertrand Bouyet
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 23:17

Cela fait des années que le Maire de Rambouillet, Président du Sénat, ne respecte pas la transparence démocratique légalement exigée en matière de subventions aux associations.

En effet, le décret n°2006-887 du 17 juillet 2006, pris pour l’application de l’article 22 de la loi du 23 mai 2006 (voir sur Légifrance), exige que dans toute commune de plus de 3 500 habitants (c'est le cas depuis 1841 à Rambouillet), la liste des subventions attribuées aux associations par la municipalité doit impérativement être publiée sur le site de la Mairie chaque année.

Il s'agit tout simplement de permettre aux citoyens contribuables de pouvoir savoir en toute transparence de quelle façon l'argent public est utilisé par leurs élus, en ce qui concerne les associations. Il n'y a rien de plus normal dans une démocratie locale moderne et assumée.

Etant donné que M. Larcher n'a jamais voulu respecter cette loi depuis cette date - pour quelles raisons ?... - et qu'il n'a pas annoncé son intention de le faire pour cette année non plus, lors du vote des subventions municipales de 2011 au Conseil municipal de vendredi dernier 15 avril, le groupe "Rambouillet Renouveau", bien que minoritaire, remplit ci-dessous les obligations de la majorité municipale défaillante, en vous informant dans le détail de l'intégralité des subventions votées pour 2011 aux associations de Rambouillet :

Page 1 subventions 2011

Page 2 subventions 2011

Page 3 subventions 2011

Page 4 subventions 2011

Page 5 subventions 2011

Page 6 subventions 2011


Par Bertrand Bouyet
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